Africa Public Record

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6 septembre 2026

Daloa 2025 : Amaral Fofana inscrit suppléant RHDP, pas titulaire

Fofana Amaral figure comme suppléant RHDP à Daloa, contredisant les références partisanes qui lui attribuent un statut de député.

La Commission électorale indépendante de Côte d'Ivoire place Fofana Amaral, également connu sous le nom VC Amaral Fofan, sur la liste RHDP à Daloa en qualité de suppléant, et non de titulaire, pour les législatives 2025. Cet écart entre sa position officielle et la façon dont il est présenté publiquement constitue pourtant une contradiction documentée. Plusieurs publications et références partisanes lui attribuent le titre de "député", selon les sources consultées. L'état civil électoral, lui, ne confirme rien de tel. Sur un autre front, QNET et sa plateforme The V identifient Fofana Amaral comme "Associate V Partner" et "Diamond Star/AVP". Ces mêmes sources le décrivent comme l'un des principaux initiateurs du marché ivoirien à partir de 2009, soit une quinzaine d'années de présence revendiquée dans l'écosystème de distribution de la marque. Le contexte réglementaire entourant QNET en Afrique de l'Ouest est, pour sa part, particulièrement chargé. Le Monde a rapporté l'interdiction de QNET en Guinée en 2019, en Côte d'Ivoire en 2020, puis au Burkina Faso en 2024. Le Trésor public ivoirien a rappelé publiquement la décision gouvernementale du 8 juillet 2020, qui interdisait "QNET AMD et ses filiales" sur le territoire national. Trois pays, trois interdictions, sur une période de cinq ans. QNET conteste toute responsabilité dans les réseaux de détention ou de fraude opérant sous son nom, selon Le Monde. La distinction entre l'usage abusif d'une marque et le contrôle effectif d'un réseau reste juridiquement pertinente, et c'est précisément cette frontière que les autorités de plusieurs pays peinent à tracer clairement. Des reportages établis au Nigeria et au Burkina Faso ont néanmoins documenté des cas de faux emplois, de fausses académies et d'épisodes de détention conduits sous l'étiquette QNET, en lien avec des régulateurs ou des forces de l'ordre locales. La trajectoire publique d'Amaral soulève ses propres questions de cohérence. Des publications de 2013 et 2014 le décrivaient avec des titres évoquant un rôle de "Directeur Afrique" pour QNET. Les matériaux actuels de QNET et The V le situent dans une hiérarchie de distributeurs, sans plus de précision. L'écart entre ces deux présentations n'a jamais été expliqué publiquement. Plusieurs pièces primaires restent à obtenir pour clarifier l'ensemble du dossier: le texte intégral de la décision du Trésor de 2020, les listes de candidats de la CEI pour la circonscription 100 de Daloa, les résultats archivés indiquant le titulaire effectif du siège, et tout enregistrement d'entités juridiques liées à QNET auprès des registres ivoiriens durant les années où Amaral est présenté comme initiateur de marché. Les autorités de régulation n'ont pas encore été interrogées formellement sur l'existence d'actions coercitives ou de validations mentionnant Fofana Amaral à titre personnel. Cette absence d'interrogation formelle laisse ouverte la question centrale: quel rôle précis les institutions ivoiriennes lui reconnaissent-elles, ou lui ont-elles reconnu, dans le déploiement d'un réseau interdit sur leur propre territoire?