30 août 2026 · Kabelo Lekganyane
Municipales sud-africaines fixées au 4 novembre 2026, coordination déjà en marche
Le scrutin local prévu le 4 novembre 2026 se prépare dans un contexte marqué par des assassinats de conseillers municipaux.
Khumbudzo Ntshavheni, ministre à la Présidence, a annoncé vendredi que les élections locales sud-africaines se tiendront le 4 novembre 2026. L'annonce fait suite à une réunion du Cabinet tenue mercredi, au cours de laquelle les membres ont examiné l'état de préparation du scrutin. Des mécanismes de coordination sont désormais actifs aux niveaux national, provincial et local.
L'ombre des violences plane sur ces préparatifs. Les assassinats récents de conseillers municipaux ont pesé lourd dans les discussions. Le Cabinet a condamné ces meurtres et salué la rapidité des arrestations effectuées par les forces de l'ordre. Ntshavheni a appelé l'ensemble des Sud-Africains à rejeter l'intimidation et la violence, et à préserver l'intégrité du processus électoral.
Sur ce même front démocratique, le gouvernement mène des actions contre la désinformation et des campagnes de mobilisation des électeurs. Le Cabinet a approuvé ces mesures et encouragé tous les citoyens éligibles à exercer leur droit de vote.
La gestion de l'eau constitue un autre dossier central. Le Bureau de partenariat pour l'eau collabore avec les municipalités pour intégrer le secteur privé dans les solutions. À eThekwini, ce partenariat a permis de sécuriser 379 millions de rands sur six ans dans le cadre du Programme de réduction des pertes en eau. Les villes d'eThekwini et de Tshwane bénéficient désormais d'un soutien à la mise en oeuvre. Par ailleurs, trente-quatre municipalités ont achevé des évaluations des risques climatiques, et le Fonds vert pour le climat a engagé 235 millions de dollars américains en faveur de projets de réutilisation de l'eau à l'échelle nationale. À Cape Town, le gouvernement a soumis une proposition relative au projet de dessalement de l'eau de mer de Paarden Eiland.
La Stratégie de redressement des performances municipales, elle, a considérablement élargi son périmètre. Elle couvre désormais 38 municipalités, contre 10 à ses débuts, et cible la viabilité financière, la gouvernance, la prestation de services et les capacités institutionnelles. En cas d'échec du soutien existant, le Comité interministériel peut déclencher des interventions constitutionnelles. Un filet de sécurité qui reste, pour l'heure, rarement activé (mais dont l'existence structure les négociations avec les municipalités défaillantes).
Le Cabinet a également approuvé le Plan d'amélioration des infrastructures frontalières pour la période 2026 à 2030. Ce plan concerne les sept provinces frontalières et vise à renforcer la sécurité aux frontières dans le cadre de la stratégie nationale de gestion des migrations. Reste à savoir si son déploiement sera achevé avant que les pressions migratoires régionales n'évoluent à nouveau.